Apr 022011
 

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Les Bunong habitent la région de Mondolkiri et celle du Ranatakiri depuis des siècles. Ils vivent en communauté et on peut les voir disséminées sur le haut des collines de la région.

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Ils vivent en autarcie et une communauté comprend plusieurs familles. Ils habitent des huttes en paille ou des petites maisons en bois. On peut voir maintenant quelques maisons en “dur” qui semblent confortables.

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En arrivant dans le village Bunong, nous avons eu la sensation de nous retrouver dans un village africain. Nous avons d’ailleurs eu l’impression de marcher en pleine savane et par moment de sentir la présence d’un lion qui allait surgir derrière un bosquet !

La vie de ces minorités est différente de celle des Khmers. Leur culture unique inclut une tradition d’apprivoiser des éléphants sauvages pour le travail et le transport. Personne ne sait quand cette coutume aurait commencé. En fait, les Bunong eux-mêmes sont un mystère anthropologique, leur origine n’étant pas claire (origine africaine ?). Ils ont leur propre langue, le Bunong. Ils n’ont pas l’électricité et l’eau courante, mais possèdent des puits pour avoir de l’eau dans le village.

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Pendant ces deux jours, nous avons appris à connaître un peu plus ce peuple, sur la connaissance qu’ils ont des forêts, de la jungle avec lesquels ils vivent en harmonie. Leur pratique semble plus correspondre à celle des esprits et des croyances, celles qui apportent chance ou malheur. Nous sommes d’ailleurs étonnés sur leur croyance des éléphants. En effet, ils vont chercher les éléphants dans la forêt, car ils n’autorisent pas la reproduction de ces animaux, ce qui pourrait apporter malheur à toute la communauté. Nous ne savons pas ce qu’il adviendrait s’ils ne trouvaient plus d’éléphants dans les forêts.

Ken, notre guide Bunong, nous a montré les fruits à manger, comment contruire un matelas pour soulager le dos de l’éléphant de la nacelle qu’il a à porter, etc.

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Ils savent également récolter du caoutchouc des arbres :

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Et surtout, on l’a senti très à l’aise dans ce milieu de forêt-jungle. Quand on s’arrête, il attache une lourde chaine à une des pattes de l’éléphant, pour qu’il ne parte pas trop loin. Nous avons mis plus d’une heure à le retrouver le deuxième jour, mais seul le guide était capable de retrouver les traces de l’éléphant dans la forêt, nous étions incapables de retrouver sa trace. Nous avions déjà vu cela en Mauritanie avec les hommes qui partaient le matin chercher les chameaux dans le désert pour que nous puissions reprendre la route. J’étais déjà surprise de leur connaissance du désert.

Actuellement, le mode de vie traditionnel Bunong est en train de changer, car ils sont plus exposés au monde extérieur. Comme beaucoup d’autres populations tribales, ils doivent maintenant faire face au défi de modernisation. On espère que le tourisme aidera à motiver les jeunes pour maintenir leurs traditions et être fier de leur identité. Beaucoup d’ONG essayent d’aider les Bunong à se préparer pour l’avenir, avec l’éducation, l’hygiène et l’agriculture.

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  One Response to “La minorité Bunong : à propos de”

  1. Ah en fait, vous faites “Voyage en Terre Inconnue” !! … 😉

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