Dec 232010
 

LA POLYNESIE FRANCAISE

Polynésie française carte3

  • Présentation

La Polynésie française est constituée par un archipel d’îles comprenant l’archipel de la Société avec les îles du Vent et les îles sous le Vent, l’archipel des Tuamotu, l’archipel des Gambier, l’archipel des Australes et îles Marquises, soit un total de 118 îles dont 67 habitées, situé dans le sud de l’océan Pacifique, à environ 6 000 km à l’est de l’Australie . Appelée auparavant Etablissements français dans l’Océanie, la Polynésie est devenue Territoire d’Outre-Mer en 1946.
Capitale : Papeete
Population : 220 000 hab. (polynésiens)
Superficie : 4 167 km²
Densité de population : 52,8 hab./km²
Religion : protestantisme (46%), catholicisme (39%)
Langues : tahitien (64%), français (10%), hakka (10%), tuamotou (8%)
Monnaie : Franc Pacifique (1 euro = 120 francs pacifique)

1. Histoire
Le peuplement de l’Océanie s’est fait par l’Asie du Sud-Est . Il y a 5 000 ans, des habitants du littoral de la Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s’installer à Taïwan. Vers 2 000 ans av. J.-C., des migrations ont lieu de Taïwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Sulawesi et Timor et de là, les autres îles de l’archipel indonésien importent avec eux leur langue. Vers 1 500 ans av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au-delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l’histoire de l’humanité.

A partir de 1521, date de la découverte de Puka Puka par Magellan, les Européens explorent progressivement la Polynésie orientale aux 17è et 18è siècle. Tahiti n’est découverte qu’en 1767 par le Britannique Samuel Wallis, suivi en 1768 par Bougainville et par Cook en 1769. La fin du 18è siècle est marquée par la promotion d’un chef de Tahiti, qui, allié aux Anglais, fonde la lignée des Pomare, et par l’implantation à Moorea de missionnaires britanniques.
Au début du 19è siècle, les Îles de la Société sont converties au christianisme (protestant) sous l’égide de la dynastie des Pomare, tandis que des missions catholiques françaises s’implantent aux Gambier et aux Marquises dans les années 1830.

Les années 1840 sont marquées par le début de l’implantation coloniale française, d’abord aux Marquises puis à Tahiti, où la reine Pomare IV doit accepter le protectorat français (1843). En 1880, Pomare V accepte de céder son royaume à la France; il devient l’élément principal d’une colonie, les Etablissements français d’Océanie (EFO). Les îles encore indépendantes sont intégrées aux EFO de 1887 à 1901.

Des habitants des EFO participent aux combats de la Première Guerre mondiale avec le bataillon du Pacifique; parmi eux le futur leader du mouvement anticolonialiste, Pouvanaa Oopa. Mais il faut attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour qu’une évolution sensible ait lieu.
En 1940, les EFO rallient la France libre et un nouveau Bataillon du Pacifique est formé. En 1946, la Constitution de la IVe République établit l’Union française : les EFO passent du statut de colonie à celui de Territoire d’outre-mer et le droit de vote est accordé aux habitants.
Le mouvement anticolonialiste se structure dans les années 1945-1949 : en 1949, Pouvanaa Oopa est élu député et fonde le RDPT, parti autonomiste, qui domine la vie politique dans les années 1950, malgré la formation de l’Union tahitienne de Rudy Bambridge, parti attaché au maintien de la souveraineté française.
En 1957, les EFO prennent le nom de Polynésie française et bénéficient d’un statut plus autonome grâce à la loi-cadre Defferre. Mais l’installation de la Ve République en mai 1958 entraîne une forme de mise au pas, avec notamment l’arrestation de Pouvanaa Oopa, condamné à 8 ans de prison.
A partir de 1962, la Polynésie française entre dans une ère nouvelle : celle de l’installation du Centre d’expérimentations du Pacifique qui amène plusieurs milliers de militaires et de techniciens dans le Territoire, à Moruroa, Fangataufa, Hao, mais aussi à Papeete qui connaît de surcroît un afflux de populations polynésiennes.

La Polynésie française est une collectivité d’outre-mer, elle bénéficie d’une large autonomie politique. Le pouvoir réside essentiellement entre les mains d’une Assemblée territoriale élue au suffrage universel et possédant le pouvoir délibérant. L’organe exécutif est constitué par le Gouvernement (anciennement conseil de gouvernement) placé sous le contrôle de l’Assemblée et présidé par le Président de la Polynésie française qui est élu par cette dernière. Néanmoins, il ne s’agit pas d’une libre association d’États comme peuvent l’être les anciennes dépendances néo-zélandaises. En tant que collectivité d’outre-mer française (C.O.M.), l’administration des fonctions régaliennes (notamment les relations extérieures, le contrôle de l’immigration, la monnaie, le crédit, les changes, la défense, la justice, les principes généraux du droit du travail, l’ordre public, la sécurité civile, l’enseignement supérieur) y est assurée par l’État, représenté localement par un Haut-commissaire de la République.
La langue française reste obligatoire dans ces services, tandis que dans le domaine de la justice, les lois et les arrêts peuvent être rendus en reo maohi avec traduction en français. Par ailleurs, l’enseignement des langues polynésiennes (tahitien, mangarevien, tuamote, marquisien) est organisé dans l’ensemble des cycles scolaires et universitaires.
Haut-Commissariat de la République à Papeete.

2. Géographie
Ce territoire comprend plusieurs groupes d’îles et d’atolls dont la plus importante et la plus peuplée est Tahiti.
Les îles de Polynésie sont issues de l’activité volcanique de points chauds situés à l’intersection de failles sismiques. Ces îles suivent ensuite le mouvement de la plaque océanienne (qui se déplace vers le nord ouest), le point chaud restant, lui, fixe. En conséquence, les cratères que l’on peut encore deviner ne sont que des vestiges de l’activité volcanique et ne sont pas des volcans éteints. Ces massifs volcaniques s’enfoncent progressivement dans le manteau terrestre, jusqu’à disparaître de la surface. La seule trace visible est alors le récif corallien, dont la croissance continue compense l’affaissement du support : les îles sont alors appelées atolls, par opposition aux îles hautes qui, elles, sont montagneuses. Il s’agit là toutefois d’un modèle qui, s’il décrit très bien la géologie des îles de la Société (avec une île très jeune — Tahiti — située au sud-est de l’Archipel, dont les planaires sont encore visibles, et des îles plus anciennes, tels Raiatea ou Bora Bora — situées au nord-ouest) ne peut rendre compte à lui seul de la situation des autres archipels polynésiens.
Nombre d’atolls, à la surface émergée très réduite, sont inhabités, ou seulement utilisés pour la pêche et la culture perlière.
Les très nombreux atolls des Tuamotu rendent la navigation dangereuse dans la région, et sont célèbres pour leurs échouages. Leur lagon est alimenté en eau océanique par quelques passes (des ruptures de la barrière corallienne), et les profonds cratères offrent des eaux très froides et limpides contrastant avec les eaux chaudes des faibles fonds des plateaux lagunaires, qui abritent une faune et une flore marines riches. Par contre, sur les parties émergées, le manque ou parfois l’absence totale d’eau douce ne permet qu’une flore terrestre très pauvre, et ces atolls souvent très désolés ne sont peuplés que de crustacés et servent de refuges aux oiseaux.
À Tahiti, la plus grande île, les vestiges du volcan Orohena continue à culminer à la hauteur de 2 241 m, autour de larges vallées et plaines alluvionnaires fertiles et sur les flancs desquelles se sont formés par endroits des massifs coralliens. Les côtes, protégées par les massifs coralliens sont faiblement érodées par la mer en raison d’un très faible marnage, et offrent de longues plages basaltiques. Tahiti et les autres îles du Vent voisines sont situées, de façon unique au monde, sur un point océanique où l’effet de marée causé par la Lune est quasiment nul sauf en début d’austral (pleine lune de la Toussaint).
Ce fait unique donne des plages très accessibles à toute heure, mais des ports difficiles d’accès (à condition de franchir les passes océaniques peu profondes et dangereuses à cause de la houle), il permet par contre la culture des perles en eaux peu profondes sur les atolls polynésiens grâce à la pureté des eaux que traverse un faible mais régulier courant océanique. Il permet aussi l’installation de villages lacustres dans les lagons aux eaux limpides. Le très court et très abrupt plateau donne à la houle océanique une puissance qui donne de remarquables rouleaux près des plages, ce qui en fait un paradis pour les surfeurs.
En revanche aux îles Marquises dont la formation géologique est plus récente, les structures volcaniques sont faiblement érodées et offrent un paysage montagneux abrupt, constellé de vallées étroites aboutissant à des plages courtes aux eaux profondes. Les Marquises ne possèdent pas de barrière de corail. Leur paysage offre, vu de la mer, une allure de cathédrales surgies de l’eau, d’où s’écoulent des cascades alimentant de très courtes rivières saumâtres traversant les plages, la côte étant parsemée de petites criques cernées par une forêt d’arbres tropicaux. La richesse de ces îles a été prisée depuis l’Antiquité, et les Marquises recèlent des sites archéologiques témoignant de la colonisation et des cultures polynésiennes parmi les plus anciennes.

3. Les îles
La Polynésie française est composée de 5 subdivisions administratives (listées ici du nord-est au sud-ouest) :

. Les îles Marquises
. L’archipel des Tuamotu
. Les îles Gambier
. Les îles de la Société comprenant les îles Sous le Vent et les îles du Vent
. Les îles Australes

  • Les îles Marquises au nord-est de la Polynésie Française (les plus proches au sud d’Hawaii et à l’est de Kiribati). Elles comprennent deux groupes d’îles distincts :
    • le groupe Nord, autour de l’île de Nuku Hiva (la plus grande et la plus peuplée des Marquises et la troisième plus grande île de la Polynésie Française, qui est le siège de la commune de Taiohae, le village chef-lieu des Marquises) et de l’île de Ua Pou.
    • le groupe Sud, autour de l’île de Hiva Oa.
  • Les îles des Tuamotu-Gambier, la plus grande des cinq, composée de deux archipels :
    • l’archipel des Tuamotu, aussi appelé Paumotu ou îles Dangereuses, avec 84 îles, récifs et atolls de faible profondeur s’étendant du nord-ouest (près de Kiribati) au centre et à l’est de la Polynésie française. L’archipel, immense et faiblement peuplé, se compose de plusieurs groupes d’atolls (certains presque totalement immergés en faible profondeur) et îlots :
      + les îles du Roi Georges au nord-ouest des Tuamotu, dont les atolls de Ahe, Manihi, Takaroa, Takapoto.
      + les îles Palliser au sud des précédentes, composées de larges atolls, dont l’atoll de Rangiroa, l’île principale des Tuamotu et le second atoll au monde par sa taille et le plus grand de Polynésie, où est également produit le Vin de Tahiti, et les atolls de Mataiva, Tikehau, Arutua, Apataki, Kaukura, Toau, Aratika, Kauehi.
      + les îles Raevski, au centre des Tuamotu, dont l’atoll de Fakarava, le second plus grand atoll de Polynésie française, les atolls voisins de Raraka, Faaite, Tahanea, Motutunga, Katiu, Makemo, Marutea Nord, Raroia, Takume, et l’île d’Anaa plus au Sud.
      + les îles du Désappointement, au nord-est des Tuamotu, dont les petits atolls de Tepoto, Napuka, et Puka-Puka.
      + un groupe d’atolls et d’îlots épars au centre des Tuamotu, dont les atolls de Marokau-Ravahere, Hao, Amanu, et l’île de Vahitahi et ses voisines et plus au nord-est un chapelet d’îles : Fangatau, Fakahina, Tatakoto, Pukarua, Reao , ces dernières étant parfois comptées parmi les îles du Désappointement
      + les îles du Duc de Gloucester , de petite taille et quasiment inhabitées, au sud-ouest des Tuamotu (dont l’île d’Hereheretue), administrées depuis Hao.
      + un groupe d’îlots et d’atolls au sud-est des Tuamotu, dont les atolls de Moruroa et Fangataufa en cours de rétrocession par l’État français à l’administration civile polynésienne, ainsi que les atolls de Marutea Sud et les îles du groupe Actéon
    • les îles Gambier au sud-est (les plus proches des îles Pitcairn britanniques), dont la plus grande île est Mangareva (qui est le siège de la commune de Rikitea, le chef-lieu des Tuamotu-Gambier), les trois autres grandes îles étant Aukena, Akamaru et Taravai , toutes cernées par le même récif corallien d’où émergent une dizaine d’îlots.
  • L’archipel de la Société , à l’ouest de la Polynésie française, est le plus peuplé et divisé administrativement en deux :
    • Les îles Sous-le-Vent : partie ouest-nord-ouest de l’archipel, dont les îles les plus connues sont :
      + Bora-Bora et Maupiti au Nord
      + Huahine
      + Raiatea, la plus grande de ces îles
      + Tahaa
      + les atolls Motu One, Maupihaa, Manuae et Tupai
    • Les îles du Vent : partie est-sud-est de l’archipel, dont les îles les plus connues sont :
      + Tahiti, la plus grande île et la plus peuplée de toute la Polynésie française, formée par deux volcans reliés par l’isthme de Taravao. Le Mont Orohena culmine sur la partie nord-ouest Tahiti Nui, « la grande Tahiti », qui est le siège de la commune de Papeete, chef-lieu des îles du Vent et capitale de la Polynésie française, la partie sud-est de l’île est Tahiti Iti, « la petite Tahiti »)
      + Moorea , l’île proche de Tahiti, aussi appelée « l’île sœur », formée par le volcan du Mont Toheia et cernée d’une barrière de corail
      + les îlots de Maiao et Mehetia et l’atoll de Tetiaro
  • Les îles Australes , dans le tiers sud de la Polynésie française, composées en fait de deux archipels :
    • les îles Tubuaï au sud-ouest : île Tubuaï, chapelet d’îles de l’île Maria à l’île Raivavae via les îles de Rimatara et Rurutu
    • les îles de Bass, dont fait partie l’île de Rapa ou Rapa Iti «petite Rapa» et les îles Marotiri, les plus méridionales de toutes les îles de la Polynésie française et les plus isolées.

4. Population et société
La Polynésie Française comptait 259 706 habitants au 20 août 2007, ce qui représente moins de 0,5% de la population de la France, mais 10% de la France d’outre-mer et un tiers de la population des collectivités d’outre-mer.
On peut distinguer trois communautés ethniques principales :
* les Polynésiens : 78%;
* les Européens : 12%;
* les Asiatiques (pour la plupart Chinois): 10%.

5. Les langues
– le français qui est la langue officielle
– le polynésien, essentiellement le tahitien
– le chinois

 

Références :
– wikipedia
– guide Polynésie Française

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