Oct 272010
 

Déjà 3 mois de voyage,un peu plus même, et pourtant sur notre échelle de temps nous en sommes toujours dans la première partie de notre périple.

Au cours de ces dernières semaines, surtout il est vrai depuis notre arrivée sur le continent sud américain notre rapport au temps à changé et nous avons appris à vivre (un peu plus) au jour le jour. Facile à dire, peut être, quand on voyage hors saison, munis de monnaies fortes, et sans la contrainte d’un planning à respecter. Tout de même cela ne lasse pas d’étonner nos rencontres d’un jour qui nous demandent un peu surpris si nous avons bien prévu nos étapes, si nous commençons à chercher un hôtel à partir de 4h du soir, et autres fariboles de voyageurs organisés.

Paradoxal pour moi qui ai passé la plus grande partie de ma vie professionnelle à planifier, prévoir et anticiper, mais force m’est de reconnaitre les mérites qu’il y a à se laisser porter. Le temps passé à chercher un hotel, le contacter, s’assurer de la disponibilité, négocier, s’enquérir du chemin pour y aller… est autant de temps qui manque pour profiter du moment présent, sans même parler du temps passé en alignement avec le board familial.

Le principal mérite pourtant qu’il y a à vivre au jour le jour est d’enlever une bonne partie des inquiétudes liées aux incertitudes du voyage. Aux Etats Unis, où nous avions pourtant presque tout prévu, les quelques nuits non planifiées nous ont pris beaucoup de temps en recherches inutiles et ont généré des interrogations inquiètes des enfants (que l’on n’a pas forcément rassurés en dormant finalement dans la voiture au milieu de la vallée de la mort). Nous nous satisfaisons ici de repérer les quartiers les plus adéquats grâce au Lonely planet, concession nécessaire et suffisante aux besoins de planification de base, et atterrissons généralement dans un endroit non recommandé mais bien plus agréable car trouvés par nos soins. Pour le reste nous nous fions beaucoup aux recommandations de nos rencontres pour organiser nos journées.

Bien sur il faut accepter les aléas qui en découlent…Après 1 h de montée sac au dos sur l’escalier de l’Inca lors de notre arrivée sur l’Isla del Sol, pour finalement atterrir dans un hôtel crasseux et antipathique, la côte de popularité de ma théorie en a pris un coup. J’ai du alors de toute urgence budgeter un hôtel de catégorie supérieure, faire le tour de l’Ile pour trouver l’endroit idéal qu’une brève recherche sur internet depuis la veille m’aurait permis de dégoter sans efforts, discuter sans espoir avec un aubergiste ravi de voir arriver un client captif, et enfin négocier des mules pour porter nos bagages afin d’éviter une double peine…

A suivre….

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  4 Responses to “Du rythme des voyages ..suite”

  1. “ont généré des interrogations inquiètes des enfants (que l’on n’a pas forcément rassurés en dormant finalement dans la voiture au milieu de la vallée de la mort)”

    J´adore! LOL

  2. l’aventure, c’est bien ça que vous êtes venus chercher….il faut bien que de temps en temps elle se rapelle à vous !

    bises

    phil et cecile

  3. Super de lire de vos nouvelles et de voir des photos:on voyage ainsi un peu avec vous..
    Gros baisers
    famille bordet

  4. se rendre compte que l’on ne peut pas tout programmer, planifier et vivre selon le schéma préétabli, il faut certainement être loin – du quotidien – pour en prendre conscience, quelle belle expérience en soi
    stépane

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