Oct 252010
 

BOLIVIE – BOLIVIA

1. Quelques données

Devise nationale : ” La unión es la fuerza ” (“L’union est la force”)
Capitales : Sucre (capitale constitutionnelle) et La Paz (siège du gouvernement)
Plus grande ville : Santa Cruz de la Sierra
Climat : tropical à montagnard
Superficie totale : 1 098 581 km² (27ème)
Superficie en eau : 1,4%
Population totale (juillet 2008) : 9 247 816 hab. (85ème)
Densité de population : 8 hab./km²
Religion principale : catholicisme mêlé de croyances indiennes (85%)
Religion secondaire : protestantisme (11%)
Espérance de vie : 64 ans
Taux de natalité : 29‰
Taux de mortalité : 8‰
Taux d’alphabétisation : 88%
Langue officielle : espagnol (90%)
Langues secondaires : quechua (5%), aymara (2%) et 33 autres langues
Gentilé : Bolivien, Bolivienne
Date d’indépendance : 6 août 1825 de l’Espagne
Date d’entrée à l’ONU : 1945
Forme de l’Etat : République parlementaire
Président de l’Etat : Evo Morales
Monnaie : Boliviano
Economie : mines (or, argent), pétrole et gaz, canne à sucre, banane, café, agrumes, coca
Hymne national : “Bolivianos, El Hado Propicio”

2. Géographie

Bolivie carte Bolivie carte3

Bordée à l’ouest par le Chili et le Pérou, au nord et à l’est par le Brésil, au sud par l’Argentine et le Paraguay, la Bolivie a une topographie impressionante. Au nord et à l’est, les plaines du bassin amazonien -Pando, Beni et Santa Cruz – recouvrent plus de la moitié du pays. Les départements de La Paz, Cochabamba, Sucre et Tarija forment une région de vallées encaissées (les yungas) qui s’étagent entre 1 000 et 3 000 m d’altitude. A l’ouest, s’étend une zone montagneuse composée des Andes occidentales (ou côtières) et des Andes orientales (ou Cordillère royale). Les sommets granitiques de la cordillère dépassent fréquemment 6 000 m. Ces deux chaînes puissantes encadrent l’Altiplano, un ensemble de plateaux d’une altitude moyenne de 3 700 m où se trouvent les lacs Titicaca et Poopó et, plus au sud, les déserts de sel (salares) de Coiposa et de Uyuni.

3. Faune et flore
Forêts vierges, savanes, oasis, volcans, pics vertigineux et enneigés, plateaux recouverts de steppes, marais, …
La gamme des milieux naturels est immense. Plus de trente zones protégées ont été créées. Des puya Raimondi du parc Comanche aux orchidées du parc Amboró, des cactus géants des salares aux plantes carnivores d’Amazonie, la flore présente une infinité de formes et de couleurs. On croise sur les plateaux andins toute une variété de camélidés, de cerfs, de flamants, d’oiseaux de proie … Les pumas mènent sur les hauts plateaux une vie de reclus. Le bassin amazonien, quant à lui, abrite la plus importante densité d’espèces de la planète. On y trouve entre autres : lézards, perroquets, alligators, tortues, guacamayos, jaguars, etc. La région du Chaco, très aride, est peuplée de tatous et de nandous, les autruches du continent américain.

4. Les clés du passé

  • Premières civilisations
    A l’image du Pérou, les terres andines boliviennes ont été peuplées par de brillantes civilisations; celle de Tiahuanaco reste très mal connue, bien qu’elle ait eu une diffusion géographique extrêmement vaste, pratiquement comparable à celle des Incas. L’art de Tiahuanaco se caractérise par un développement exceptionnel de l’architecture et de la sculpture en pierre. Les avis s’opposent quant aux débuts de cette culture, peut-être vers 100 av. J.-C., qui s’éteint vers 1200, supplantée par la civilisation inca. Les principaux groupes ethniques de cette époque, aymara et quechua, subsistent aujourd’hui.
  • La période coloniale
    Au début du XVIème siècle, les conquistadors espagnols, qui ont vaincu les Incas à Cuzco, étendent leur domination. En 1538, Gonzalo Pizarro, le frère de Francisco, part à la conquète du Haut-Pérou, l’actuelle Bolivie. Peu après, cette zone est rattachée à la vice-royauté de Lima. En 1544, lorsqu’un Indien découvre les mines d’argent de Potosi, les Espagnols ont déjà imposé leur langue, leur religion et leurs coutumes. L’exploitation des mines, au XVIIème siècle, fait de Potosí, avec 160 000 habitants, la plus grande ville des Amériques. La Paz, fondée en 1548, n’est qu’une ville de moindre importance. C’est La Plata, l’actuelle capitale, Sucre, qui détient les pouvoirs administratifs.
  • L’indépendance
    Après des années de domination coloniale et d’exploitation des Indiens, les premières révoltes ébranlent le pouvoir en 1780. Mais ce n’est qu’au début du XIXème siècle que la population, portée par le courant d’indépendancen qui règne en Amérique du Sud, se mobilise contre le pouvoir espagnol. Entre 1810 et 1820, la guérilla sévit et plusieurs zones sont peu à peu libérées, donnant lieu à la création de multiples républiques. Les victoires de Simon Bolívar et du maréchal Sucre, à Junin et Ayacucho en 1824, signent l’indépendance du Haut-Pérou. Un an plus tard, la république de Bolivie voit le jour. Bolívar et Sucre deviennent les premiers présidents de Bolivie.
  • Les guerres
    A son indépendance, la Bolivie est un vaste territoire, ce qui ne manque pas de susciter la convoitise de ses voisins limitrophes. En 1879-1883, la guerre du Pacifique contre le Chili, qui souhaite exploiter les zones littorales boliviennes riches en salpêtre, lui fait perdre son accès à la mer. La guerre contre le Brésil de 1901 à 1903 l’ampute de l’Acre et de la partie occidentale du Mato Grosso. Enfin, la guerre du Chaco contre le Paraguay, en 1932-1935, pour un pétrole qui n’existait pas dans cette région, se trduit par la perte de 200 000 km2. En quelques décennies, le territoire de la Bolivie a été réduit de moitié.
  • Instabiliés politiques
    Juntes militaires et dictatures jalonnent la vie politique du pays. De 1850 à 1950, on compte un coup d’Etat par an. L’exploitation au XIXème siècle de la quinine, du salpêtre, du latex et de l’étain apporte, cependant, un souffle de prospérité. Les intérêts agricoles et miniers de la Bolivie restent sous le contrôles de riches industriels et propriétaires terriens, laissant la majorité de la population dans la misère. très vite, le pays contracte des dettes importantes.
    En avril 1952, une insurrection populaire conduit au pouvoir le mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR). Nationalisations des mines, réformes agraires et adoption du suffrage universel seront lancées. Mais ces temps démocratiques ne durent guère. Des querelles intestines divisent le MNR. En 1964, une junte militaire reprend le pouvoir et réprime durement les manifestations populaires de révolte. En 1967, le leader marxiste “Che” Guevara est assassiné par l’armée, sur l’ordre de la CIA, alors qu’il était en train d’organiser une révolte paysanne dans le sud-est de la Bolivie. En 1971, le général Banzer au pouvoir marque son passage par un extrémisme réactionnaire et des violations des droits de l’homme. Crises politiques et économiques s’enchaînent, malgré un retour au pouvoir des civils en 1982.
  • Des années 1980 à nos jours
    Les années 1980 connaissent une profonde dépression : chute du prix de l’étain, inflation galopante (jusqu’à 35 000 % par an en 1982), trafic de drogue et paupérisation. Le président Victor Paz Estenssoro engage le pays sur la voie du libéralisme économique.La Bolivie renoue avec la croissance, mais au prix de grands sacrifices de la part de la population. Après plusieurs présidences plus ou moins engagées dans cette voie, le dictateur des années 1970 Hugo Banzer Suárez revient par les urnes en 1997. Il démissionne durant l’été 2001 pour raisons de santé et meurt en mai 2002. Gonzalo Sánchez de Lozada, élu président en août 2002, quitte le pouvoir en octobre 2003 sous la pression du peuple, remplacé par le vice-président Carlos Mesa Gisbert. Mais les manifestations syndicales et paysannes contre l’exportation de gaz naturel vers l’Amérique du Nord continuent, sous la houlette d’Evo Morales, qui sera finalement élu président fin 2005. Morales, qui ne cache pas ses affinités avec Fidel Castro ou Hugo Chavez, est le premier président indigène de l’histoire de la Bolivie.

5. Où aller ?
Bolivie carte2

. La Paz et environs : Tiahuanaco, vallée de la Luna, la Dent du Diable
. à l’ouest de La Paz : Lac Titicaca, Isla del Sol, Copacabana
. au nord de La Paz : cordillère royale, Las Yungas
. au sud-ouest : Sucre, Cochabamba, Parc National Torotoro, Oruro et son carnaval, Potosi, Parc National Sajama, le salar d’Uyuni et le Sud Lipez, Tupiza
. le bassin amazonien (Chapare, Rurrenabaque, Réserve del Beni, Trinidad, Parc National Noel Kempff Mercado, Cobija)
. à l’est (Santa Cruz, Samaipata, Parc National Amboro, Missions Jésuites, Chaco)

 

Références :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bolivie
– “Pérou et Bolivie”, guides Mondeos

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  2 Responses to “Bolivie : à propos de …”

  1. il va me falloir pas mal de jours pour lire tout cela et l’apprendre par coeur!!!!!!
    tata isa

  2. Interro écrite d’ici quelques jours !!!!

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