Oct 192010
 

Les civilisations précolombiennes et incas ont donné à l’histoire du Pérou et de la Bolivie un visage fascinant. Malgré la venue de la colonisation espagnole et les tourmentes politiques contemporaines, les deux pays continuent de lutter pour préserver leur richesse et leur force.

PEROU

1. Premières civilisations
On associe très souvent le Pérou à l’Empire Inca, mais une multitude d’autres civilisations antérieures ont contribué à la grandeur de ce pays.

Perou1 (9)

Perou1 (11)

Perou1 (14)

Perou1 (15)

Perou1 (25)

  • Chavín (de 1000 à 300 av. J.-C.)
    La civilisation chavín fut la première à unifier culturellement le Pérou. Elle a influencé les civilisations ultérieures pendant des siècles. Il en reste le temple de Chavín de Huantar, à l’est de Huaraz. Très hiérarchisée, cette société a connu un développement spectaculaire grâce à la maîtrise de l’eau et du travail du métal. Elle vouait un véritable culte aux félins, comme en témoignent les céramiques, les sculptures et les masques de cette époque.
  • Paracas (de 700 à 400 av. J.-C.)
    Développé le long de la côte, au centre et au sud du Pérou, cette culture a légué des nécropoles, des momies, des tissus considérés comme les textiles précolombiens les plus beaux d’Amérique du Sud. Tous ces vestiges ont été extrêmement bien conservés, en raison du climat sec et aride de la côte péruvienne.
  • Nazca (de 100 av. J.-C. à 800)
    Prolongeant la culture paracas, la civilisation nazca s’est distinguée par une grande connaissance de l’hydrographie, qui lui a permis de construire de savants canaux souterrains en pierre dans le désert et de cultiver intensivement le maïs. C’est à cette culture qu’on attribue généralement les dessins géants creusés dans le désert, sur la côte, près d’Ica.

    Xavier 030

  • Moche (de 100 av. J.-C. à 800)
    Sur la côte nord, à la même époque que la culture nazca, s’épanouit la civilisation Moche, prolongement de la culture vicús (400 av. J.-C. à 400). Elle excèle dans l’orfèvrerie et l’architecture, notamment avec ses temples de la Lune et du Soleil, construits en brique d’argile et de forme pyramidale. Mais c’est sa céramique qui suscite le plus d’enthousiasme. Célébrant toutes les formes de la fécondité et de la virilité, les Moches n’hésitent pas à représenter toutes les positions inimaginables de l’accouplement.

    Perou1 (13)

  • Tiahuanaco-Wari (de 600 à 1000)
    La cité de Huari, située près d’Ayacucho, connaît un fort essor commercial et guerrier à partir de 600. Cette civilisation colonise alors d’autres cultures jusqu’en Bolivie et au Nord de l’Argentine et du Chili. Très influencée par la culture tiahuanaco des rives du lac Titicaca, elle en diffuse les principes. Les caractéristiques guerrières, administratives et religieuses de cette civilisation font qu’on la considère comme un véritable empire. Elle marque le début d’une organisation planifiée dans les Andes et a notamment légué à la postérité la méthode de la culture en terrasses.
  • Chimú (1200 à 1400)
    Héritier de la culture Moche, l’Empire Chimú a prospéré dans la région de Trujillo. Sa capitale, Chan Chan, est la plus grande cité en adobe (briques d’argile et de paille) du monde. Il y a mille ans, elle accueillait 50 000 habitants derrière ses murs de 13 m de hauteur. Ses trèsors, notamment l’orfrèverie, ont été pillées par les conquistadors. Sur la côte nord du Pérou, on a parlé moche jusqu’au début du XXème siècle.

    Perou1 (19)

2. L’Empire Inca
L’origine des Incas reste mystérieuse. Qu’ils soient venus de la région du lac Titicaca ou des hautes plaines de l’Amazonie, toujours est-il qu’ils s’installent dans la vallée de Cuzco vers 1200. Durant plus de deux siècles, ils se structurent et soumettent leurs voisins immédiats. La victoire sur les Chankas, vers 1430, inaugure une fulgurante expansion territoriale et annonce la grandeur de l’Empire Inca, qui s’étend du Sud de la Colombie au centre du Chili. Ils imposent leur organisation et leur langue, le quechua. L’empire se dénomme Tahuantinsuyu, ce qui signifie “les Quatre Parties de l’Univers”, en référence à l’immensité de son territoire. Mais, à la mort de l’Inca Huayna Cápac en 1525, l’empire est ébranlé par le soulèvement des peuples nouvellement soumis et par une guerre de succession entre les deux fils de l’empereur. Les conquistadors espagnols profitent de ces faiblesses pour mettre fin à un empire dont on attribue l’âge d’or de 1438 à 1532.
– Une société hiérarchisée
A la tête de l’empire se trouve l’inca, qui signifie en quechua “chef” ou “souverain”. Il règne en maître absolu sur son peuple, qui le vénère, en tant que descendant direct d’Inti (le Soleil) et de Wiracoha (le dieu créateur). Puis vient la noblesse, qui rassemble des comptables et des fonctionnaires de haut rang chargés des routes et des dépôts de vivre. A l’échelon inférieur, on trouve l’ayllu, des groupes de familles aux ancêtres communs, se devant solidarité et qui règnent sur des lopins de terre. Leurs récoltes sont divisées en trois parties, un tiers pour les besoins du groupe, les deux autres destinés à l’inca et au pouvoir religieux. Enfin, le peuple est formé de paysans travaillant dans le cadre de la mita, une sorte de service obligatoire. Chaque individu doit accomplir une tâche pour l’Etat : agricole, routier, ouvrage, … La liberté individuelle n’existe pas.
– Ouvrage, construction et arts
Les Incas ont surtout su tirer profit des acquis des civilisations passées, mais se distinguent par leur colossales constructions. Leurs cités, notamment celles de Machu Picchu, de Pisac ou de Sacsahuamán, témoignent d’une parfaite maîtrise de la taille de la pierre. Pas un souffle d’air ne peut passer entre les gigantesques pierres, dont certaines mesurent plusieurs mètres de hauteur. Les Incas ont aussi mis en place un réseau de routes, de ponts suspendus et de chemins, longs de 24 000 km, favorisant l’approvisionnement de denrées alimentaires. Les Incas ont travaillé avec brio les métaux précieux -dont l’or et l’argent -, ainsi que le bois et la pierre.

3. La conquête espagnole
En 1532, Francisco Pizzaro débarque au nord du Pérou. Il entame une guerre contre l’Empire Inca, tout en profitant du conflit des deux frères Huáscar et Atahualpa et en trouvant des alliés parmi les peuples soumis. En 1531, il s’empare de la ville de Tumbes (Ollantaytambo). Reçu amicalement par Atahualpa à Cajamarca, Pizarro le prend en otage, exige une rançon colossale puis, une fois celle-ci rendue, l’exécute. Grâce à des renforts espagnols, il mène ensuite une guerre éclair contre des Incas désarçonnés par l’utilisation de chevaux et d’armes à feu, mais aussi amoindris par une épidémie de variole importée par les Espagnols. Pizarro finit par s’emparer de Cuzco et fonde en 1535, une nouvelle capitale, Lima. Plusieurs rebellions se succèdent durant trente ans. La dynastie inca ne s’éteindra véritablement qu’avec la capture et l’exécution du dernier des incas, Túpac Amaru Ier, en 1572.

4. L’époque coloniale
Des querelles éclatent entre les conquistadors, qui se disputent le pouvoir et les richesses incas. En 1541, Pizarro est assassiné par le fils d’un de ses lieutenants. Le roi d’Espagne, Charles Quint, envoie un gouverneur pour rétablir l’ordre. Les Espagnols entreprennent l’évangélisation de la population, tout en dépouillant les Indiens de leurs terres et en les transformant en esclaves. Les richesses en minerais du sous-sol péruvien ett notamment les mines d’argent de Potosí, enrichissent de façon spectaculaire la couronne d’Espagne. Surexploitée et rongée par les maladies, les mauvais traitements, désorganisée socialement pendant plus de deux siècles, la population indienne est peu à peu décimée.

5. L’indépendance
Au XVIIIème siècle, le mécontentement gronde. Le manque de liberté et les lourdes taxes imposées par l’Espagne provoquent des rebellions. Indiens, métis, créoles, influencés par le courant révolutionnaire qui secoue l’Europe et l’Amérique du Sud, s’insurgent. Les premières révoltes sont sévèrement réprimées. Mais l’histoire du Pérou prend un autre tour lors de l’arrivée à Lima en 1821 de José de San Martín, qui a déjà libéré l’Argentine et le Chili. Avec l’aide de Simon Bolívar, il parvient à mettre en fuite le vice-roi et s’empare de Lima. L’indépendance du Pérou est proclamée en 1821, mais ne sera effective qu’en 1824, après la bataille d’Ayacucho, remportée par le maréchal Sucre. Un an plus tard, la Bolivie, dont les terres faisaient juque-là partie du Pérou est créée. Durant les premières années de l’indépendance, les libérateurs se disputent violemment le pouvoir. Ensuite, le pays est marqué par une forte présence militaire, en particulier sous le gouvernement du maréchal Castilla, qui établit les bases de l’Etat péruvien moderne.

6. Les conflits
Le XIXème siècle s’achève sur une guerre contre le Chili, de 1879 à 1883, appelée “guerre du Pacifique”. Le Chili revendique les régions riches en nitrate du nord d’Atacama. Le Pérou, allié à la Bolivie, perd cette guerre et voit son territoire amputé de la région de Tarapacá et des provinces d’Arica et de Tacna, cette dernière étant rendue au Péru en 1829.
Un autre conflit éclate en 1941 avec l’Equateur, qui conteste au Pérou la légitimité de ses frontières au nord des départements de l’Amazonas et de Loreto. Malgré un traité signé en 1942, ces questions frontalières perdurent tout au long du siècle. La guerre éclair de 1995 coûte la vie, des deux côtés, à de nombreux soldats. Ce n’est quen 1998 que la paix sera effective, le Pérou accordant à l’Equateur un accès à l’Amazone et le contrôle d’une minuscule partie de la région revendiquée.

7. Le XXème siècle
Les années 1900 voient une valse incessante de présidents-généraux dictacteurs, tantôt de gauche, tantôt de droite, ponctuée de fréquents soulèvements populaires sévèrement réprimés. Le pays, qui s’industrialise, ne réussit pourtant pas à éradiquer la pauvreté et les inégalités sociales entre Blancs, Métis et Indiens.
La modernisation du pays, commencée sous la dictature de Manuel Odria (1948-1956), s’amplifie avec Fernando Belaúnde Terry (1963-1969), de l’Action Populaire. Le gouvernement suivant, dirigé par le général Velasco Alavarado, pose les bases, dans les années 1970, de grandes réformes sociales et agraires. En 1971, un tremblement de terre provoque la mort de 70 000 personnes. La dégradation de l’économie, l’opposition du patronat aux mesures d’Alvarado provoquent grèves et manifestations, notamment durant l’année 1977. Alors que le pays accède à un régime plus démocratique au début des années 1980 et s’engage sur la vois de la libération, le Sentier lumineux fait son apparit
ion sur la scène politique. Ses attentats terroristes et la lutte avec l’armée coûtent la vis à plus de 30 000 Péruviens. Alberto Fujimori, élu président en 1990 et réélu en 1995, réussit à mettre fin aux actions du Sentier lumineux avec l’arrestation en 1992, du leader, Abimael Guzmán. En 1996, un autre groupe armé, le MRTA, Mouvement Révolutionnaire Túpac Amaru, prend en otage 600 personnes à l’ambassade du Japon de Lima. Après une deuxième réélection acquise dans des conditions plus que douteuses, Fujimori doit démissionner en 2000 et rapidement fuir au Japon à la suite d’un scandale de corruption gigantesque. Elu en 2001, Alejandro Toledo, premier président indigène du Pérou, n’a pas su relever l’économie du pays. Les élections de 2006 ont été remportées par le revenant Alan Garcia, dont le mandat à la tête du Pérou entre 1985 et 1990 fut pourtant considéré comme catastrophique.

Xavier 001

Xavier 002 Xavier 003

 

LA BOLIVIE

1. Premières civilisations
A l’image du Pérou, les terres andines boliviennes ont été peuplées par de brillantes civilisations; celle de Tiahuanaco reste très mal connue, bien qu’elle ait eu une diffusion géographique extrêmement vaste, pratiquement comparable à celle des Incas. L’art de Tiahuanaco se caractérise par un développement exceptionnel de l’architecture et de la sculpture en pierre. Les avis s’opposent quant aux débuts de cette culture, peut-être vers 100 av. J.-C., qui s’éteint vers 1200, supplantée par la civilisation inca. Les principaux groupes ethniques de cette époque, aymara et quechua, subsistent aujourd’hui.

2. La période coloniale
Au début du XVIème siècle, les conquistadors espagnols, qui ont vaincu les Incas à Cuzco, étendent leur domination. En 1538, Gonzalo Pizarro, le frère de Francisco, part à la conquète du Haut-Pérou, l’actuelle Bolivie. Peu après, cette zone est rattachée à la vice-royauté de Lima. En 1544, lorsqu’un Indien découvre les mines d’argent de Potosi, les Espagnols ont déjà imposé leur langue, leur religion et leurs coutumes. L’exploitation des mines, au XVIIème siècle, fait de Potosí, avec 160 000 habitants, la plus grande ville des Amériques. La Paz, fondée en 1548, n’est qu’une ville de moindre importance. C’est La Plata, l’actuelle capitale, Sucre, qui détient les pouvoirs administratifs.

3. L’indépendance
Après des années de domination coloniale et d’exploitation des Indiens, les premières révoltes ébranlent le pouvoir en 1780. Mais ce n’est qu’au début du XIXème siècle que la population, portée par le courant d’indépendancen qui règne en Amérique du Sud, se mobilise contre le pouvoir espagnol. Entre 1810 et 1820, la guérilla sévit et plusieurs zones sont peu à peu libérées, donnant lieu à la création de multiples républiques. Les victoires de Simon Bolívar et du maréchal Sucre, à Junin et Ayacucho en 1824, signent l’indépendance du Haut-Pérou. Un an plus tard, la république de Bolivie voit le jour. Bolívar et Sucre deviennent les premiers présidents de Bolivie.

4. Les guerres
A son indépendance, la Bolivie est un vaste territoire, ce qui ne manque pas de susciter la convoitise de ses voisins limitrophes. En 1879-1883, la guerre du Pacifique contre le Chili, qui souhaite exploiter les zones littorales boliviennes riches en salpêtre, lui fait perdre son accès à la mer. La guerre contre le Brésil de 1901 à 1903 l’ampute de l’Acre et de la partie occidentale du Mato Grosso. Enfin, la guerre du Chaco contre le Paraguay, en 1932-1935, pour un pétrole qui n’existait pas dans cette région, se trduit par la perte de 200 000 km2. En quelques décennies, le territoire de la Bolivie a été réduit de moitié.

5. Instabiliés politiques
Juntes militaires et dictatures jalonnent la vie politique du pays. De 1850 à 1950, on compte un coup d’Etat par an. L’exploitation au XIXème siècle de la quinine, du salpêtre, du latex et de l’étain apporte, cependant, un souffle de prospérité. Les intérêts agricoles et miniers de la Bolivie restent sous le contrôles de riches industriels et propriétaires terriens, laissant la majorité de la population dans la misère. très vite, le pays contracte des dettes importantes.
En avril 1952, une insurrection populaire conduit au pouvoir le mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR). Nationalisations des mines, réformes agraires et adoption du suffrage universel seront lancées. Mais ces temps démocratiques ne durent guère. Des querelles intestines divisent le MNR. En 1964, une junte militaire reprend le pouvoir et réprime durement les manifestations populaires de révolte. En 1967, le leader marxiste “Che” Guevara est assassiné par l’armée, sur l’ordre de la CIA, alors qu’il était en train d’organiser une révolte paysanne dans le sud-est de la Bolivie. En 1971, le général Banzer au pouvoir marque son passage par un extrémisme réactionnaire et des violations des droits de l’homme. Crises politiques et économiques s’enchaînent, malgré un retour au pouvoir des civils en 1982.

6. Des années 1980 à nos jours
Les années 1980 connaissent une profonde dépression : chute du prix de l’étain, inflation galopante (jusqu’à 35 000 % par an en 1982), trafic de drogue et paupérisation. Le président Victor Paz Estenssoro engage le pays sur la voie du libéralisme économique.La Bolivie renoue avec la croissance, mais au prix de grands sacrifices de la part de la population. Après plusieurs présidences plus ou moins engagées dans cette voie, le dictateur des années 1970 Hugo Banzer Suárez revient par les urnes en 1997. Il démissionne durant l’été 2001 pour raisons de santé et meurt en mai 2002. Gonzalo Sánchez de Lozada, élu président en août 2002, quitte le pouvoir en octobre 2003 sous la pression du peuple, remplacé par le vice-président Carlos Mesa Gisbert. Mais les manifestations syndicales et paysannes contre l’exportation de gaz naturel vers l’Amérique du Nord continuent, sous la houlette d’Evo Morales, qui sera finalement élu président fin 2005. Morales, qui ne cache pas ses affinités avec Fidel Castro ou Hugo Chavez, est le premier président indigène de l’histoire de la Bolivie.

 

PERSONNAGES CELEBRES

  • Pachacútec (1399-1471)
    Le neuvième inca est considéré comme le détonateur de la domination de son peuple. Alors qu’au début du XVème siècle, les Incas ne régnaient que sur Cuzco et sa région, Pachacútec s’attela de 1438 à 1471 à une phénoménale entreprise de conquête. Il réforma également le fonctionnement de la société inca et lança de grands travaux d’urbanisation.
  • Francisco Pizarro (1476-1541)
    Le conquistador du Pérou captura l’inca Atahualpa en 1532, lors de la fameuse traîtrise de Cajamarca. Cet homme avide et friand de coups bas fut assassiné par des soldats espagnols. Il eut cependant le temps de modifier le cours d’un pays, voire d’un sous-continent, en mettant à bas l’Empire Inca.
  • José de San Martín (1778-1850)
    Né en Argentine, il est avec Simon Bolívar, une figure majeure de l’indépendance de l’Amérique du Sud. Après avoir libéré l’Argentine et le Chili du joug espagnol, le général San Martin débarqua au Pérou en 1820, sur les plages de Paracas. Il entra à Lima en 1821 et proclama l’indépendance du pays le 28 juillet de la même année. L’indépendance n’était toutefois pas totalement effective et après divers remous politiques, il s’exila en France.
  • Mario Vargas Llosa (1936)
    Né à Arequipa, Vargas Llosa est l’un des plus célèbres écrivains péruviens. Son premier roman, publié en 1981, “La ville et les chiens”, où il exposait en détail la vie d’une académie militaire péruvienne, a été brûlé en public. Très impliqué dans la vie sociale et politique de son pays, il constitue dans les années 1980 le mouvement Libertad et se présente aux élections présidentielles de 1990. Il sera battu par Fujimori. Il prend alors le chemin de l’exil et s’installe en Europe, où il poursuit son oeuvre d’écrivain et de journaliste.
  • Simon Bolívar (1771-1830)
    Né au Vénézuéla, issu d’une famille riche, il va s’imposer en Amérique du Sud comme l’un des principaux libérateurs du joug espagnol. Il rendit son indépendance tour à tour au Vénézuéla, à la Colombie, à l’Equateur et au Panamá, au Pérou avec San Martin et à la Bolivie avec Antonio José de Sucre. Après la proclamation de la République de la Bolivie, il établit une Constitution qui prévoyait, entre autres changements, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, une réforme agraire, l’éducation laïque, mixte et bilingue. Bolívar qui caressait le rêve de créer les Etat-Unis d’Amérique du Sud, s’exila au Vénézuéla, où il mourut, seul et ruiné en 1830.

Bibliographie :
– “Pérou et Bolivie”, guides Mondeos
http://fr.wikipedia.org/wiki/Perou

[suffusion-the-author]

[suffusion-the-author display='description']

 Leave a Reply

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

(required)

(required)