Sep 282010
 

Les îles Galápagos seront toujours associées à Charles Darwin et le développement de sa théorie de l’origine des espèces à travers un processus de sélection naturelle. En 2009, a eu lieu le bicentenaire de sa naissance et le 150ème anniversaire de la publication de l’Origine des Espèces et le 50ème anniversaire de la création du Parc National des Galápagos et de la fondation Charles Darwin.

On a décrit plus de 300 espèces de poissons, 1 600 espèces d’insectes et 650 de mollusques. Parmi les oiseaux marins, on compte des espèces endémiques comme le cormoran des Galápagos inapte au vol, un albatros, 3 fous et deux mouettes.

Les différentes espèces

  1. Les reptiles : La faune reptilienne des Galápagos est unique au monde. Les quadrupèdes dominants sont les reptiles. C’est peut-être pour cette raison que les îles ont été considérées longtemps comme un refuge préhistorique, abritant une faune antédiluvienne. Ces reptiles sont représentées par les iguanes, les geckos, les lézards de la lave, les serpents et les tortues géantes. Ils ont contribué à rendre les îles Galápagos aussi célèbres. 90% reptiles (20 espèces sur 22) sont endémiques à l’archipel.

    • Geckos : petits lézards de la famille des geckonidae (5cm de long)

    • Serpent : terrestres des Galápagos (constrictor, 1,50m maxi de long) et les serpents marins (serpent de mer, vénimeux dont la piqûre est plus violente que celle du cobra)

    • Lézard des laves (Microlophus albermarlensis ) : Il en existe Le mâle, de couleur gris tâchetée, est plus gros et plus large que la femelle. La femelle se reconnaît à la coloration rouge-orangée de sa gorge.Ecuador5 Galapagos (356) Solene 161

    • Iguane marin des Galápagos (Amblyrhynchus cristatus) : genre endémique, d’âge avoisinant 2 à 3 millions d’années. C’est le seul lézard marin au monde.

      Ecuador5 Galapagos (388)Ecuador4 Galapagos (118)

    Il fréquente les côtes rocheuses de l’archipel. Ses dimensions et sa couleur varient d’île en île, les plus grands spécimens peuvent atteindre 1,50 m de long. Cet animal, maladroit sur terre, rappelle les grands reptiles de la préhistoire. C’est le seul lézard marin du monde.

    Cet iguane a quelque chose d’assez monstrueux avec ses pattes tordues et la crête de piquants qui hérisse son dos. Pourtant, il est tout à fait pacifique et passe la journée à se dorer au soleil sur les rochers.

    L’iguane marin se débarrasse des excédents de sel grâce à des glandes nasales particulières qui lui permettent de rejeter le sel par la bouche.

    Il vit en symbiose avec les crabes rouges des rochers, qui se nourrissent des tiques qui pullulent sur sa peau.

    Il se nourrit d’algues du littoral. C’est un bon nageur qui peut rester plus d’une demi-heure sous l’eau. En général, il nage près de la surface, ne s’aventurant guère au-delà de 10 m de profondeur.

    Après son repas, il revient s’entasser au milieu de ses congénères sur les rochers.

    Au moment des amours, chaque mâle délimite un tout petit territoire et constitue un harem de quelques femelles.
    Les combats entre mâles sont rares et jamais violents. Ils se contentent de se repousser à coups de tête.
    Après l’accouplement, ce sont les femelles qui se battent pour le meilleur emplacement destiné à recevoir la ponte.
    Elles creusent dans le sable un tunnel de plus de 50 cm de long, au fond duquel elles déposent 2 ou 3 œufs.
    Environ 110 jours plus tard, des petits iguanes d’environ 20 cm sortent du sable. Ce sont des proies faciles pour les buses et les goélands.

    Le moindre écueil des Galápagos abrite des iguanes marins. On estime qu’ils sont entre 200 000 et 300 000 en tout.

    • Iguane terrestre des Galápagos : Conolophus subcristatus sur l’île de Santa Cruz, Plaza, Isabele et Fernandina; Conolophus pallidus sur l’île de Santa Fé.Ecuador5 Galapagos (465)

      Peu farouches, les iguanes terrestres des Galápagos ont été victimes de la civilisation. L’homme a longtemps chassé cet iguane pour sa chair.
      Ce grand lézard de 1,20 m est aujourd’hui menacé de disparition. Il n’en reste que quelques milliers sur 2 ou 3 îles de l’archipel.

      Cet iguane gîte dans un terrier qu’il creuse dans le sable sous les rochers, parfois jusqu’à 2 m de profondeur.
      Son ennemi naturel est la buse.

      Ce reptile est végétarien. Il apprécie surtout les feuilles d’acacias et les cactus dont il consomme également les piquants.
      On connaît mal la reproduction de cet iguane. Cependant, on a observé des combats rituels entre mâles.
      Les adversaires tentent d’abord de s’intimider en levant la gueule et en hochant la tête.

      La femelle pond de 7 à 10 œufs qu’elle enfouit ensuite dans le sol.

    • Iguane rose des Galápagos Ecuador5 Galapagos (411)

      Il a la peau rouge car il mange des crevettes qui ont un taux élevé de carotène dù à la présence sur cette île de plantes à fort taux de carotène.

    • Tortues marines : 7 espèces dans le monde et 4 rencontrées aux Galápagos. Adulte, cette tortue verte est énorme et atteint 150 kg pour 1m de long. Elle vient respirer à la surface en eaux calmes. Nous n’avons pas de photos, mais nous avons pu les observer sous l’eau en nageant près d’elles et en les observant manger l’herbe présente sur les rochers.

    • Tortue géante des Galápagos (Geochelone randenburgi)Ecuador5 Galapagos (178) Ecuador5 Galapagos (77)

      Le plus célèbre reptile de l’archipel est la tortue géante ou galápago (“selle” en espagnol), qui a donné son nom aux îles Galápagos. Ses ancêtres ont probablement dérivé jusqu’aux îles depuis le sud du continent américain. Elle peut vivre plusieurs centaines d’années. On estime que l’on a tué plus de 100 000 tortues géantes. Il n’en resterait qu’environ 15 000. Animal paisible venu du fond des âges, la tortue géante pullulait autrefois sur les îles. Nous avons pu l’observer sur l’île de Santa Cruz dans la station Darwin et dans les Highlands de l’île Santa Cruz.

      La tortue géante reste toute sa vie dans la même carapace car celle-ci est composée de plaques osseuses recouvertes d’écailles qui grandissent tous les ans. On reconnait une jeune tortue qui présente sur ses écailles de nombreux sillons, au cours des ans ces sillons s’effacent jusqu’à ne plus être présents.
      La tortue géante des Galápagos est également appelée « tortue éléphantine » en raison de ses énormes pattes.
      Ses pieds épais, non palmés, munis de griffes la distinguent des tortues de mer.

      Dépourvue de dent, cette tortue possède un bec tranchant qui lui permet de couper les végétaux et les fruits.
      Grâce à l’isolement de l’archipel, les tortues géantes ont pu atteindre un poids de 250 kg et vivre plus de 100 ans.
      Bien qu’elles soient cataloguées comme une espèce unique, on compte 14 sous-espèces sur les îles et îlots dont 3 semblent éteintes.

      Les tortues géantes vivent sur les coulées de lave qui constituent un terrain chaud et sec. Comme elles ont besoin de boire beaucoup, elles parcourent de grandes distances afin de gagner les sources d’eau fraîche situées dans les montagnes à l’intérieur des terres.
      Elles ont d’ailleurs dessiné de véritables sentiers qui sillonnent les îles et qu’elles utilisent depuis des temps immémoriaux.

      Elles demeurent près des points d’eau 3 ou 4 jours, profitant de l’eau et de l’abondante végétation.
      En octobre, elles descendent sur les côtes pour pondre. Les œufs sont enterrés et l’éclosion a lieu de 80 à 100 jours plus tard.
      Outre les rats, cochons, chiens et chats apportés par l’homme, les jeunes tortues craignent également la buse des Galápagos, le seul prédateur naturel à l’origine.

      On estime que l’on a tué plus de 100 000 tortues géantes. Il n’en resterait qu’environ 15 000. Animal paisible venu du fond des âges, la tortue géante pullulait autrefois sur les îles.

      Un programme de repeuplement à la station de recherche de Darwin sur l’île Santa Cruz. On a pu observer les tortues à leurs différents stades de leur croissance.

  2. Oiseaux marins

    • Manchot des Galápagos (Spheniscus mendiculus) : Jadis, une population de manchots remonta le froid courant de Humboldt jusqu’à l’archipel des Galápagos. Aujourd’hui, ce manchot est le plus septentrional de son espèce et le seul à vivre sous les tropiques.

    • Cormoran aptère (Nannopterum narrisi) : En dehors des manchots, le cormoran endémique aux Galápagos est le seul oiseau marin du monde à ne pas voler. Quand ses ancêtres colonisèrent ces îles où ils n’avaient aucun prédateur, ils n’eurent plus besoin de voler. Seuls 700 couples survivent.

    • Mouette des laves (Larus fuliginosus)

    • Mouette à queue fourchue (Creagrus furcatus) : souvent présenté comme la seule espèce de mouette nocturne, le volatile endémique suit parfois les bateaux, la nuit, en poussant son cri étrange, un “clic” qui s’apparente à un guidage par utlrasons.

    • Mouette à queue d’aronde Ecuador4 Galapagos (248)

    • Albatros des Galápagos (Diomeda irrorata ou Phoebastria irrorata) vue à Espanola Island : Ce maître des vents est réduit à l’immobilité par temps calme, car il a besoin des alizés orientés sud-est pour être transporté sur son lieu de pêche. C’est le plus grand oiseau des Galápagos (5kg et 1,40m d’envergure), cet albatros est le seul à se reproduire sous l’Equateur. Ecuador5 Galapagos (376)

    • Puffin d’Aubudon (Pufinus herminieri)

    • Pétrel hawaïen

    • Pétrel des tempêtes

    • Noddi niais

    • Grande frégate, Great fregate bird (Fregata minor ridgwayi) ou vautour des mers : Le male a la particularité d’avoir la zone de son cou qui se gonfle lors de la période des amours.Ecuador6 Galapagos (96) Ecuador6 Galapagos (91)

    • Frégate magnifique (Fregata magnificens) Ecuador5 Galapagos (34)

    • Galápagos Dove : admirez la couleur bleue turquoise du contour de ses yeux. Ecuador5 Galapagos (415)

    • Pélican brun (Pelicanus occidentalis) Ecuador5 Galapagos (231)

    • Fous des Galápagos

      • Fous à pieds bleus (Sula nebouxii) vus sur Espanola Island : la femelle possède un iris sombre qui donne l’impression d’une plus large pupille que celle du male.Ecuador5 Galapagos (374) Ecuador5 Galapagos (390) Lorqu’il fait la cour, il lève ses pattes bleues de façon très maniérée comme une danse à deux temps, puis s’anime, se courbe, ouvre ses ailes et se tourne vers le ciel pour un spectacle enchanteur.Ecuador6 Galapagos (126)

      • Fous à pieds rouges (Sula Granti)Ecuador4 Galapagos (225)

      • Fous masqués (Sula dactylatra)Ecuador4 Galapagos (175)

  3. Oiseaux du littoral et de lagune

    • Grand Héron bleu (Ardea herodias)

    • Héron des laves (Butoroïdes sundevalli)Ecuador4 Galapagos (239)

    • Héron de nuit (Nyctanassa violacea)

    • Aigrette commune ou grande aigrette

    • Huitrier (Haematopus ostralaegus) : oiseau du littoral au long bec rouge et orange

    • Flamant rose (Phoenicopterus ruber) Ecuador4 Galapagos (79)

    • Echasse commune(Himantopus himantopus)

    Ecuador4 Galapagos (97)

    • Canard des Bahamas

    • Courlis Courlieu

    • Chevallier errant

    • Pluvier semi-palmé

    • Bécasseau sanderling

    • Tournepierre à collier

    • Phalarope à cou rouge

    • Gallinule commune ou poule d’eau

    • Gallinule violacée

  4. Oiseaux terrestres

    • Moqueurs des Galápagos : Peu farouches, les moqueurs sont bien souvent les premiers à venir passer les visiteurs en revue à leur descente du bateau. Ils sont reconnaissables à leur bec recourbé vers le bas, ces oiseaux de la taille d’une grive sont de bons chanteurs.

    • Tourterelle des Galápagos

    • Tyran rouge

    • Tyran à large bec

    • Fauvette jaune Ecuador5 Galapagos (299)

    • Martinet des Galápagos

    • Coulicou à bec sombre

    • Ani à bec doux

    • Râle des Galápagos

    • Râle à bec rouge et jaune

    • Buse des Galápagos Ecuador5 Galapagos (455) Rapace endémique, la buse des Galápagos s’attaque aux insectes comme aux petites chèvres. La buse s’adonne à la polyandrie, la reproduction d’une femelle avec plusieurs mâles qui aident ensuite à la couvée et à l’élevage des petits.

    • Faucon (Buteo galapagoensis)

    • Hibou brachiotte

    • Effraie

    • Les pinsons de Darwin

      En 1835, Charles Darwin participe à une expédition scientifique à bord du Beagle. En escale aux îles Galápagos, il découvre 13 espèces distinctes de pinsons, toutes proches de celles d’Amérique du Sud.
      Darwin imagine alors un scénario : il y a fort longtemps, quelques pinsons partent du continent et atteignent l’archipel. Là, ils prolifèrent.
      Devenant de plus en plus nombreux, chacun doit s’adapter pour survivre : les oiseaux pourvus d’un gros bec cassent les graines les plus dures, ceux au bec long et fin préfèrent manger des insectes. Au fil du temps, les pinsons finissent par ne plus avoir la même alimentation et ne fréquentent plus les mêmes endroits.
      Peu à peu, ils donnent naissance à de nouvelles espèces à partir d’un ancêtre commun, comme par exemple, le pinson des cactus, le pinson de terre, le pinson chanteur, etc

      C’est à partir de ses observations que Darwin écrira sa théorie de l’évolution 24 ans après, dans l’Origine des espèces.

  5. Mammifères

    • Lion de mer des Galápago s (Zalophus wollebaeki ) Ecuador5 Galapagos (489)Ecuador5 Galapagos (288) Très semblable à l’otarie ou lion de mer de Californie, cette otarie est également appelée lion de mer, sea lion.
      Cette dénomination évite une confusion avec une autre otarie qui vit également sur l’archipel, l’otarie à fourrure des Galápagos (Arctocephalus galapagoensis). Endémique à l’archipel, cette petite otarie y est relativement nombreuse. Elle vit en colonies qui se réunissent sur la sable ou les rochers. Polygame, le mâle ne constitue pas pour autant les importants harems des otaries à fourrure. Les femelles sont libres de quitter le groupe et d’y revenir ou non.
      Le mâle défend un territoire qui peut mesurer jusqu’à 100 m de long. Il patrouille dans l’eau ou sur le sable, interdisant l’accès aux concurrents. Il veille également sur les jeunes qui ne se méfient pas encore des requins. Une fois fatigué et ayant perdu du poids du fait de cette surveillance constance, un nouveau mâle pourra prendre la relève s’il gagne le combat. Il va alors se reposer à un autre endroit. On les appelle les mâles alphas. Le lion de mer se nourrit essentiellement de sardines. Il vit sur cet archipel grâce aux effets rafraîchissants du courant de Humboldt. Les manchots et lions de mer ressentent les effets d’El Nino. Durant le cycle de 1997-1998, la population des principales colonies a diminué de 48%.
    • Chauve-souris
    • Rat des Galápagos : endémique aux Galápagos
    • Cétacés
      • baleines à fanons, rorquals
      • baleines à dents : cachalots, baleines à bec, dauphins marins
      • requins des Galápagos
      • requin marteau
      • requin baleine : taille d’un bus

Nous avons pu observer les requins des Galápagos qui se reposaient tranquillement et des baleines de Siebold (globicéphales, Pilot whale) qui nageaient près de notre bateau. Elles mesurent 7 mètres de long. Dans les fonds marins sont présents de superbes poissons de toutes les formes et de toutes les couleurs, des raies, des étoiles de mer. Le monde sous-marin est absolument fabuleux.

Les oiseaux représentent également un monde fabuleux à observer. Ils sont très divers pour leurs couleurs, la façon de se nourrir, leur taille de bec, leur mobilité, leur reproduction, leurs sons. Ce n’est pas toujours évident d’attribuer un nom aux oiseaux qu’on voit et surtout de se rappeler leurs noms, tellement les espèces sont nombreuses. Ce serait un rêve de revenir pour les étudier plus longuement.

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