Sep 282010
 

ILES GALAPAGOS

Il y a plusieurs millions d’années, des volcans surgissent de l’océan Pacifique pour donner naissance aux Galápagos. A cette époque, seule la lave recouvre les îles.
Ces îles sont surtout connues pour la richesse de leur faune dont la tortue géante des Galápagos ou l’iguane marin.

Equateur - Galapagos parcours Equateur drapeau3

Territoire de l’EQUATEUR depuis 1832
Population : 16 000 hab.
Superficie : 7 964 km²
Densité de population : 2 hab./km²
Religion principale : catholicisme
Langue officielle : espagnol
Monnaie : dollar

97 % de la surface des îles font partie du parc national, seuls 3% sont habitables.

 

HISTOIRE

Les îles Galápagos, aussi appelées archipel de Colón, sont un archipel de l’Équateur situé dans l’Est de l’océan Pacifique, à 965 kilomètres au large des côtes sud-américaines, à la latitude de l’équateur.

Composé d’une quarantaine d’îles d’origine volcaniques, elles forment une province de l’Équateur depuis 1832 avec Puerto Baquerizo Moreno pour capitale et plus grande ville. Il accueille le parc national des Galápagos et la réserve marine des Galápagos qui constituent un site du patrimoine mondial de l’Unesco.

Découvertes 300 ans avant la venue de Darwin par l’évêque de Panamá Tomás de Berlanga, les îles Galápagos ont connu de nombreuses vicissitudes. A l’origine, ces îles étaient désertes. Parmi toutes les îles du Pacifique, beaucoup appartiennent à des arcs insulaires volcaniques. L’archipel des Galápagos a été généré par le point chaud situé sous la plaque Nazca, au large de l’Equateur.

Au 17e et 18e siècle, elles servirent de refuge à des pirates et à des boucaniers qui s’y ravitaillaient en eau et en tortues géantes. Ces dernières étaient embarquées sur les navires pour servir de réserves de nourriture.

Les espagnols, remarquant la ressemblance entre la carapace retroussée à l’avant de la tortue géante et la selle de leur monture, ont appelé les îles “galápagos”, ce qui signifie à la fois tortue et selle en espagnol.

Avec l’arrivée des chasseurs de baleines, la faune des îles fut massacrée de plus belle. Quand les Galápagos ont été annexées par l’Equateur en 1832, le gouvernement de Quito a lancé un plan de colonisation.
L’île compte actuellement près de 18 000 habitants, concentrés surtout dans la capitale, Puerto Baquerizo Moreno.

En 1835, Charles Darwin, naturaliste britannique, y étudia la diversité des espèces présentes. Il publia à partir de ses observations sa fameuse étude sur l’évolution et la sélection naturelle en 1859. Aujourd’hui, à Puerto Ayora, la plus grande ville de l’archipel (située sur l’île Santa Cruz), se trouve un centre de recherche à son nom.

L’Équateur a officiellement réclamé l’archipel des îles Galápagos en 1832. Environ un siècle plus tard, les îles ont été habitées par seulement quelques colons et ont été employées en tant que colonies pénales, qui furent fermées en 1959.

L’archipel est officiellement devenu un parc national en 1959. Le tourisme organisé a commencé vers la fin des années 1960 ; plusieurs dizaines de milliers de personnes visitent aujourd’hui les îles chaque année.

En 1959, 97% de la superficie des îles ont reçu le statut de parc national. En 1986, on a créé une réserve marine pour protéger la faune côtière.

Les deux parcs sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Les Galápagos constituent un véritable laboratoire de recherches car une majorité de la faune et de la flore y a évolué de façon indépendante ce qui a produit un taux d’endémisme unique au monde.


GEOGRAPHIE

Situé à 965 km des côtes de l’Amérique du Sud, l’archipel des Galápagos comporte 13 îles principales, 7 îles secondaires et une centaine d’îlots et d’écueils sur un total de 8 000 km².
L’archipel est constitué de magma et de lave d’origine volcanique et compte encore plusieurs volcans actifs.
On peut observer le magma incandescent sortir des flancs du volcan qui se dresse à proximité de Punta Espinosa, dans l’île de Fernandina.

Il y a 48 îles et plusieurs rochers en mer situés à environ 400 pieds sous la plate-forme. La plupart de ces sites sont excellents pour l’apnée, la plongée de courant et de mur ainsi que pour la plongée de nuit.

L’intérieur des îles est, de par sa formation volcanique, assez montagneux, du reste ce sont les cratères qui représentent les points culminants des îles, pouvant atteindre jusqu’à 1707 m (volcan Wolf sur l’île Isabela). Les rivages aplanis ne sont pas forcement très faciles d’accès, entre rochers et mangroves.

Ci-dessous la liste des îles principales. La plupart portent plusieurs noms.

* île Baltra (South Seymour)
* île Bartolomé
* île Darwin (Culpepper)
* île Española (Hood)
* île Fernandina (Narborough)
* île Floreana (Charles or Santa María)
* île Genovesa (Tower)
* île Isabela (Albemarle)
* île Marchena (Bindloe)
* île Seymour Nord
* île Pinta (Abington)
* île Pinzón
* île Rábida (Jervis)
* île San Cristóbal (Chatham)
* île Santa Cruz (Indefatigable)
* île Santa Fé (Barrington)
* île Santiago (San Salvador, James)
* île Plaza Sud
* île Wolf (Wenman
)

GEOLOGIE
Les plaques tectoniques autour des îles Galápagos : les îles Galápagos sont des îles d’origine volcanique qui ont émergé à partir d’un plateau basaltique. Leur formation est liée à l’existence d’un point chaud, le point chaud des Galápagos, situé sous la plaque de Nazca a proximité de la jonction triple des Galápagos.

Alors que le point chaud est fixe, la plaque se déplace vers l’est, à raison de 3 à 6 centimètres par an, donnant ainsi naissance à des îles. Celles-ci s’égrainent d’ouest en est tel un chapelet, les plus récentes étant situées à l’extrémité ouest de l’archipel tandis que les plus anciennes, dont la formation remonte à 5 à 9 millions d’années, sont situées à l’extrémité est.

Les îles occidentales sont encore le siège d’une intense activité volcanique et présentent un relief vigoureux constitué notamment d’imposantes caldeiras. Les îles les plus orientales sont par contre fortement érodés et leur relief est plus émoussé. Ainsi l’île la plus ancienne, San Cristobal, ne culmine qu’à 730 mètres d’altitude contre 1476 mètres pour l’île de Fernandina, l’une des plus récentes.

Les îles Galápagos comptent de nombreux volcans :

* sur l’île Fernandina : La Cumbre (1 476 m) ;
* sur l’île Floreana : Cerro Pajas (640 m), Cerro Alieri (340 m) ;
* sur l’île Isabela : Wolf (1 707 m), Alcedo (1 130 m), Cerro Azul (1 640 m), Darwin (1 330 m), Sierra Negra (1 124 m), Ecuador (790 m) ;
* sur l’île Santa Cruz : Cerro Crocker (864 m), Los Gemelos ;
* sur l’île San Cristóbal : Cerro San Joaquin (730 m), Cerro Brujo, Cerro Tijeretas ;
* sur l’île Santiago : Cerro Pelado (907 m) ;
* îlots volcaniques : île Baltra, île Bartolomé, île Darwin, île Española, île Genovesa, île Marchena, île Pinta, île Pinzón, île Rábida, île Santa Fé, île Wolf.

 

CLIMAT : Les îles Galápagos offrent un climat tropical sec et sans chaleur excessive. On distingue toutefois deux saisons aux îles Galápagos, le climat est plutôt sec, classiquement marqué par deux saisons clairement distinctes : de janvier à mai, une saison chaude (23 à 30 °C) avec quelques averses, et, de juin à septembre, une saison froide (19 à 20 °C) assez sèche.

 

LA FAUNE

La faune est unique dans le parc national des Galápagos, chaque île renferme sa faune spécifique. L’archipel abrite 58 espèces d’oiseaux dont 28 sont endémiques, des variétés de reptiles uniques, dont les tortues géantes ou les iguanes terrestres et marins.

La faune sous-marine protégée par la réserve marine des Galápagos est également exceptionnelle de diversité, comprenant, outre l’iguane marin, près de 300 espèces de poissons (dont des requins), et des petits mammifères (Otarie des Galápagos, Otarie à fourrure) et des cétacés (baleine à bosse notamment).

 

FLORE

La flore des îles Galápagos varie selon le relief (et donc le climat) des différentes îles. Celle-ci est donc étagée suivant l’altitude.

Les zones côtières sont peuplées de plantes tolérant des taux élevés de salinité : palétuviers, pourpiers, myrtes et autres espèces aquatiques. Au dessus est la zone aride, peuplée principalement de cactées (figuier de Barbarie, Cierge du Pérou) et de lichens. La zone humide d’altitude (ou zone des scalesias, d’après l’arbre qui y prédomine) s’étend entre 200 et 500 mètres d’altitude. Les robiniers, les goyaviers la passiflore et les lichens y prospèrent. Au dessus, la zone du miconia (une espèce invasive) est la principale zone de pâture et de culture (café, légumes, oranges et ananas) sur les îles habitées. Herbes et fougères se disputent le dernier étage, notamment la fougère arborescente des Galápagos, qui peut atteindre 3 mètres de haut.

Parmi les 875 espèces de plantes recensées sur les îles, 228 sont endémiques, mais toutes sont originaires du continent sud-américain et se sont adaptées à l’environnement de l’archipel.

 

PROTECTION : Parc National des Galápagos et Réserve marine des Galápagos.

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L’archipel, à travers le parc national et la réserve marine, constitue le premier parc national de l’Équateur. Ces deux zones protégées, dont la faune et la flore très peu touchées abritent de nombreuses espèces animales et végétales uniques au monde, constituent un site du patrimoine mondial de l’Unesco.

En 2010, réuni à Brasilia, le comité du patrimoine mondial de l’agence de l’ONU a souhaité retirer l’archipel de la liste des sites menacés. C’est Luiz Fernando de Ameida, le délégué brésilien, qui a pris cette décision pour récompenser le travail réalisé par l’Équateur pour protéger ses îles.

Quel avenir pour les Galápagos : depuis que l’homme a découvert les îles Galápagos, la faune et la flore ont été mises en danger.
L’iguane marin est confronté à la menace du pétrole. Depuis que le pétrolier Jessica s’est échoué en 2001, la mortalité s’est accrue chez les iguanes marins. La présence humaine provoque de nombreux dégâts. Par exemple, en 1976, un groupe de chiens errants a attaqué une colonie de 500 iguanes terrestres et les a entièrement décimés. De 1990 à 2000, les braconniers ont tué au minimum 120 tortues géante. L’ensemble de la faune ne survit que grâce à un fragile équilibre. Le tourisme pose problème, c’est pour cette raison, que de nombreuses mesures de protection des îles ont été instaurées pour protéger ces îles. C’est un réel sentiment qu’on a en les visitant. Tout semble être mis en oeuvre pour ne pas mettre en péril cet équilibre fragile. J’espère que cette politique de protection des îles se poursuivra et qu’aucune construction ne viendra nuire à ces paysages.

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