Sep 202010
 

En visitant la jungle, il nous est apparu une notion importante à connaître : la forêt primaire et la forêt secondaire. Il reste peu de forêt primaire. Nous avons eu la chance de voir un des derniers arbres de la forêt primaire à Misahualli. C’est un arbre gigantesque !Romane 129

Romane 110

  • Forêt primaire

Une forêt primaire, ou plus couramment une forêt vierge, est une forêt intacte (ou originelle), et à haut degré de naturalité qui n’a donc jamais été ni exploitée, ni fragmentée ni directement ou manifestement influencée par l’homme. Toutes les forêts anciennes ne sont pas primaires, elles sont dites secondaires si elles ont été régénérées depuis longtemps sur une forêt autrefois détruite, significativement modifiée ou exploitée par l’Homme.

Les zones de forêts primaires sont devenues très rares dans le monde.
Les trois grands pôles de forêts tropicales primaires sont situés :

* au Brésil (Amazonie)
* en République démocratique du Congo (Bassin du Congo)
* en Indonésie

qui à eux trois regroupent au moins les deux-tiers des forêts primaires de la planète.

Proche du Brésil, la Guyane française, département français d’Outre-Mer, avec plus de 90 % de forêts primaires, en représente une des zones les plus vastes. Par ailleurs, la Patagonie (Chili et Argentine), la Tasmanie (Australie), l’État de Washington (États-Unis) et la Colombie-Britannique (Canada) possèdent l’essentiel des forêts primaires tempérées.

  • Forêt secondaire

La forêt secondaire, par opposition à la forêt primaire, est une forêt (biomasse ligneuse) qui a repoussé (plantée, ou de manière spontanée, par régénération naturelle, en une ou plusieurs phases) après avoir été détruite (par exemple par l’agriculture sur brûlis) ou exploitée par l’homme par des coupes rases ou avec des impacts plus discrets, mais significatifs pour les essences ou la structure forestières. Les sylviculteurs parlent de forêt aménagées, c’est-à-dire aménagées pour y optimiser la production de bois ou de produits commercialement et/ou techniquement plus intéressant pour le système économique en place au moment de l’aménagement.

Ce vocable n’est généralement pas utilisé pour désigner des cultures totalement artificielles (par exemple de peupliers dans l’hémisphère nord ou d’Eucalyptus dans l’hémisphère sud, ou encore par exemple d’hévéas ou de palmiers à huile, etc. On parle alors plutôt de sylviculture plantations ou de peupleraies, etc.)

  • Surfaces

La superficie de la forêt secondaire a fortement augmenté au Moyen-Âge en Europe, au 18ème et 19ème siècles en Amérique du nord, puis à la fin du XXème en zone tropicale humide (en raison de l’exploitation croissante de la forêt primaire. Gómez-Pompa et Vasquez-Yanes (1974) ont défini leur époque comme “l’ère des forêts secondaires”, hormis dans quelques cas exceptionnels, dans la plupart des pays tropicaux, les statistiques ont montré que la superficie de la forêt secondaire avait dépassé ou tendait à dépasser celle de la forêt primaire. En zone tropicale, la FAO estimait (en 1981) qu’à la fin des années soixante-dix, environ 21 millions d’hectares de terres agricoles désaffectées au Mexique, en Amérique Centrale et dans les Caraïbes étaient en cours de recolonisation par la forêt, évoluant vers une forêt secondaire. En Amérique du Sud, c’étaient 78 autres millions d’hectares de forêts secondaires d’origine comparable qui étaient recensés par la FAO qui estimait qu’en 1985 ces chiffres atteindraient en Amérique Centrale et dans les Caraïbes, d’une part, et en Amérique du Sud, d’autre part, respectivement 23 millions et 83 millions d’hectares.

  • Caractéristiques

Les forêts secondaires sont logiquement caractérisées par des essences dites « secondaires » et, quand elles sont jeunes, par un plus grand pourcentage d’espèces pionnières.

Durant une longue période elle sera différente de la forêt primaire, avec notamment :

* un moindre nombre d’arbres très anciens,
* moins de gros arbres morts et moins de nécromasse de bois mort
* moins d’arbres sénescents,
* une moindre diversité génétique
* un nombre d’espèces autochtones rares également plus faible.
* une moindre naturalité

et en zone tempérée,

* moins de zones humides, car ce sont souvent des forêts qui ont été drainées
* une fragmentation écologique plus importante (par routes, layons, cloisonnement et autres pistes forestières)

Souvent en zone tropicale, on trouve des forêts primaires dans lesquelles ont peut distinguer des chapelets des parcelles plus secondaires (régénération de zones d’agriculture sur brûlis, souvent à proximité des fleuves, mais pas en zone inondée en période de crue.

  • Forêt amazonienne

La forêt amazonienne est une forêt équatoriale située dans le bassin amazonien en Amérique du Sud. Le bassin amazonien s’étend sur 7,3 millions de km² et la forêt elle-même sur environ 6 millions de km², situé sur 9 pays, essentiellement le Brésil (avec 60% de la forêt), mais aussi l’Équateur, la Colombie, le Venezuela, la France (via le département de la Guyane), le Suriname, le Guyana, la Bolivie et le Pérou. Bien que sa réputation de « poumon de la Terre » soit erronée, la forêt amazonienne est l’un des plus importants réservoirs de biodiversité de la planète et représente la moitié des forêts tropicales du monde. En termes d’écologie, il s’agit d’une forêt primaire.

  • Situation : La forêt amazonienne est située dans le bassin amazonien, en Amérique du Sud, où elle recouvre environ 6 millions de km² sur les 7,3 millions de km² du bassin.
  • Biodiversité : Le fleuve Amazone s’écoule dans la forêt tropicale. La forêt tropicale humide est le biome qui possède la plus importante biodiversité spécifique, et les forêts tropicales d’Amérique possèdent plus d’espèces que les forêts humides d’Afrique ou d’Asie. Étant la plus grande région de forêt tropicale humide d’Amérique, la forêt amazonienne possède une biodiversité inégalée.
    • La région abrite environ 2,5 millions d’espèces d’insectes et actuellement, au moins 40 000 espèces de plantes, 3 000 poissons, 1 294 oiseaux, 427 mammifères, 427 amphibiens et 378 reptiles ont été scientifiquement classés dans la région. Les scientifiques ont décrit entre 96 660 et 128 843 espèces d’invertébrés uniquement au Brésil.
    • La diversité d’espèces de plantes est la plus importante sur Terre. Certains experts estiment qu’un kilomètre carré pourrait contenir plus de 75 000 types d’arbres et 150 000 espèces de plantes supérieures. Un kilomètre carré de forêt amazonienne peut contenir 90 790 tonnes de plantes vivantes. Actuellement, une estimation de 438 000 espèces de plantes ayant un intérêt économique et social ont été répertoriées dans la région, beaucoup plus restant à être découvertes ou classifiées.
  • Déforestation

La déforestation est la conversion de zones boisées en champ d’agriculture (le plus souvent de soja). Plus du cinquième de la forêt amazonienne a déjà été détruit, et celle qui reste est menacée. En l’espace de seulement dix ans, la surface de forêt perdue en Amazonie atteint entre 415 000 et 587 000 km² – la France a une superficie totale (sans les territoires d’outre-mer) de 547 030 km2 – avec la majeure partie de forêt perdue devenant des pâturages pour le bétail.

Au Brésil, l’Instituto Nacional de Pesquisas Espaciais (Institut national de recherche spatiale) produit tous les ans des chiffres sur la déforestation. Leur estimation est basée sur 100 à 220 images prises durant la saison sèche par le satellite Landsat, et considère uniquement la perte du biome de la forêt amazonienne – pas la perte d’espace naturel ou de savane dans la forêt. Selon l’INPE, le biome de la forêt amazonienne, originellement de 4 100 000 km² au Brésil, a été réduit à 3 403 000 km² en 2005, ce qui représente une perte de 17,1%.

  • Appauvrissement des sols : La déforestation de la forêt amazonienne menace beaucoup d’espèces comme les grenouilles dendrobates, qui sont très sensibles aux changements environnementaux.

Contrairement à ce que beaucoup de personnes s’imaginent, les sols de l’Amazonie sont relativement pauvres. La majorité des terres amazoniennes non inondables (terra firme) sont peu fertiles. Toutefois, elles sont parsemées de poches de bonnes terres (terra roxa) : ces sols sont des anthrosols résultant de l’activité humaine, et enrichis par l’accumulation progressive de déchets et de cendres. Ce sont ces terres qui sont cultivées de nos jours. En effet, c’est en partie à cause de cette dernière action que la forêt amazonienne est maintenant en danger.

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